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L’histoire d’une icône : le briquet BIC

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On le glisse dans sa poche sans y penser, on le prête, on le rallume mille fois : le briquet BIC est devenu un réflexe du quotidien. Mais derrière cet objet ultra-familier se cache une belle histoire, celle d’un fleuron industriel français né à Redon en 1973 et hissé au rang d’icône mondiale. Retour sur cinquante ans d’évolution, des origines de la flamme aux modèles les plus récents.

Aux origines de la flamme

Allumer un feu n’a longtemps rien eu d’évident. Dès la préhistoire, nos ancêtres percutaient une pierre ferreuse contre un silex pour en tirer quelques étincelles, qu’un morceau d’amadou posé à proximité se chargeait d’embraser. Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que le geste se simplifie : une molette, en frottant la pierre, vient enfin mécaniser l’allumage.

Le véritable tournant intervient en 1935, lorsque l’ingénieur français Henri Pingeot dépose le brevet du tout premier briquet fonctionnant au butane. Quatre ans plus tard, en 1939, Marcel Quercia reprend ce brevet et lance la production des premiers modèles à gaz dans les ateliers Flamidor, installés à Redon (Ille-et-Vilaine). La commercialisation débutera, elle, en 1947 sous le nom de Flaminaire. Voici une video Ina.fr diffusé le 25 novembre 1969 sur l’usine Flaminaire de Redon.

1973 : la naissance d’une icône

briquet bic

Entre alors en scène Marcel Bich. En 1970, déjà numéro un mondial du stylo à bille, l’industriel se cherche un nouveau terrain de conquête : celui du briquet, avec l’idée d’offrir un objet sûr, abordable et facile à manier. Dès 1971, BIC met la main sur Flaminaire, puis dévoile deux ans plus tard, en 1973, son premier briquet à flamme réglable. Un demi-siècle plus tard, ce briquet devenu incontournable sort toujours des chaînes de cette même usine bretonne de Redon, là où tout a commencé.

En le lançant, Marcel Bich applique la philosophie qui avait fait le succès du stylo Cristal dès 1950 : concevoir des objets du quotidien utiles, robustes, bon marché et faits pour durer. Sa silhouette, pensée pour épouser la paume de la main, s’impose vite comme une référence, au point que la toute première campagne publicitaire en fait son slogan : « Votre main fera la différence ! ». Les coloris et les déclinaisons se sont multipliés au fil des décennies, mais l’essentiel (fiabilité, sécurité, longévité et ligne reconnaissable) n’a jamais bougé.

Publicité du premier briquet Bic aux États-Unies dans les années 1970.

La recette de Marcel : Qualité et sécurité

Un concentré de technologie et de savoir-faire

Si le briquet BIC inspire autant confiance, c’est qu’il repose sur le choix de la meilleure matière première, des meilleurs composants et du meilleur procédé de fabrication

Son corps est moulé dans une résine technique, le Delrin, un polyoxyméthylène cristallin dont la densité moléculaire est si élevée qu’il ne pourra jamais être transparent. Cette matière offre une résistance exceptionnelle à la rupture, aux impacts et à la température, tout en autorisant des parois très fines : un atout décisif, puisqu’il permet d’augmenter la capacité de remplissage en gaz, et donc le nombre d’allumages. Pour donner une idée de sa robustesse, c’est le même matériau que l’on retrouve dans les ceintures de sécurité de nos véhicules.

Le gaz, lui, est de l’isobutane pur. Ce choix garantit une pression constante, sans crachotement de gouttelettes, et une hauteur de flamme stable et identique du premier au dernier allumage.

La sécurité se joue aussi dans les moindres détails de fabrication. Le corps du détendeur est réalisé par forgeage à froid, à partir d’un fil d’aluminium électrolytique pur : un procédé qui assure une constance au centième de millimètre près et l’absence totale de copeaux. Même exigence pour l’injection du zamac, coulé à l’état liquide à 400 °C dans des moules de très grande précision, là encore au centième de millimètre près et sans le moindre copeau.

La sécurité poussée à l’extrême

Un briquet reste un objet potentiellement dangereux : c’est pourquoi le briquet BIC respecte de nombreuses normes internationales de sécurité parmi les plus strictes. Mais la marque ne se contente pas de les atteindre, elle les dépasse largement. Là où la norme ISO 9994 exige de résister à trois chutes d’une hauteur de 1,5 m, le briquet BIC encaisse une chute de 3 m. Quand la norme demande de supporter 65 °C pendant 4 heures, il tient 75 °C pendant 8 heures. Et là où la pression interne requise est de 15 bar, il résiste à 30 bar. Cette robustesse se retrouve dans la durée : le briquet Maxi de BIC offre jusqu’à 3 000 flammes au cours de sa vie, soit deux fois plus qu’un briquet du même format.

Pour atteindre ce niveau, BIC a mis au point en interne ce qu’elle appelle ses « tests de torture », bien plus sévères que les normes ISO 9994 et ASTM. Au cours de sa fabrication, chaque briquet subit plus de 50 contrôles pilotés par caméra : vérifications électroniques, contrôle de la flamme, et bien d’autres. 100 % de la production est ainsi analysée, ce qui représente à soi seul environ 25 % du temps de fabrication.

C’est l’ensemble de ces caractéristiques, à savoir les matériaux, les procédés et les contrôles intégrés dès la conception, qui fait de BIC le leader mondial du briquet de qualité, reconnu comme le plus sûr et le plus fiable, et qui tient la promesse inscrite dans son concept de base : offrir le briquet le plus sûr dans la main du consommateur.

Les briquets BIC à travers le temps : l’évolution modèle par modèle

briquet bic frise chronologique de 1973 à 1998

Depuis son tout premier briquet en 1973, BIC n’a cessé d’enrichir sa gamme. Nouvelles tailles, allumage électronique, décors collectors, briquets utilitaires : chaque décennie a apporté son lot de modèles, devenus pour certains de véritables icônes. Petit voyage chronologique dans l’histoire du briquet le plus célèbre au monde.

1973 : le briquet BIC à flamme réglable

Tout commence en 1973, deux ans après le rachat de Flaminaire par Marcel Bich. BIC lance son premier briquet, doté d’une flamme réglable. Son design ergonomique, pensé pour épouser la main, et sa fiabilité en font aussitôt un succès. C’est le modèle fondateur, l’ancêtre direct de tous les briquets que l’on connaît aujourd’hui.

1985 : le briquet BIC Mini

Douze ans plus tard, BIC décline son grand classique en version compacte avec le BIC Mini. Plus petit, plus léger, il se glisse dans n’importe quelle poche et séduit par sa praticité. Il reste aujourd’hui l’un des formats les plus populaires de la marque.

1987 : le briquet BIC Maxi flamme fixe

En 1987 apparaît le format Maxi à flamme fixe. Plus grand et plus endurant, il s’adresse aux utilisateurs en quête de longévité, avec un nombre d’allumages nettement supérieur à celui des modèles compacts.

1990 : le briquet BIC Décoré, série « California »

Le briquet BIC devient objet de collection. En 1990, la marque lance ses premiers briquets décorés, dont l’inoubliable série « California » et son illustration colorée. Le briquet n’est plus seulement utilitaire : il devient un support graphique, un objet de mode, un terrain d’expression. Aujourd’hui vous pouvez vous aussi entièrement les personnaliser avec votre logo. Pour en faire un support de communication à votre image, découvrez notre offre de briquet BIC personnalisé.

1991 : le briquet BIC électronique

En 1991, BIC franchit un cap technologique avec son premier briquet à allumage électronique. Fini la molette à actionner : une simple pression sur un bouton suffit à produire la flamme. Une innovation qui conforte la position de leader de la marque.

1992 : le briquet BIC Slim

L’année suivante, le BIC Slim complète la gamme avec un format intermédiaire, fin et élégant, à mi-chemin entre le Mini et le Maxi. Un compromis qui séduit aussi bien les particuliers que les professionnels.

1998 : le briquet BIC Mini électronique

En 1998, BIC marie deux de ses innovations, le format Mini et l’allumage électronique. Le résultat, le BIC Mini électronique, offre le confort du bouton-poussoir dans un format de poche.

Les années 2000 : l’ère des briquets multi-usages

Le tournant des années 2000 voit naître une nouvelle famille : les briquets multi-usages, ces grands allume-gaz pensés pour les bougies, les barbecues ou les cheminées. BIC lance le multi-usages U110 en 2000, suivi des U140 Flex (2007) et U140 (2011), sans oublier les premiers étuis à briquet apparus au début de la décennie.

2020 : le briquet EZ Reach

Plus récemment, en 2020, BIC dévoile le EZ Reach, un briquet de poche multi-usages doté d’une tige allongée de 3,5 cm. Pensé pour atteindre les endroits difficiles d’accès tout en gardant les doigts loin de la flamme, il connaît un succès viral grâce à une campagne réunissant Snoop Dogg et Martha Stewart.

Un succès devenu planétaire

Le succès, lui, ne s’est jamais démenti. Aujourd’hui, plus de 4,5 millions de briquets BIC® sont écoulés chaque jour dans le monde, pour une part de marché proche de 55 % (hors Asie) : de quoi placer la marque en tête des fabricants de briquets de marque à l’échelle mondiale. Côté production, ce sont près de 6 millions de briquets qui sortent quotidiennement des chaînes, réparties sur quatre usines dans le monde : France, Espagne, États-Unis et Brésil. Pour le marché français, et plus largement européen, la fabrication est assurée par les usines françaises et espagnoles, un ancrage qui garantit à BIC une mainmise et un contrôle total sur 100 % de sa production.